La fabrication des nuanciers en France : un savoir-faire exigeant

Techniques & métiers de la couleur  / 
Du service commercial jusqu’à l’expédition, le métier de fabricant de nuanciers exige un équipement de haute technicité et une grande maîtrise des procédés.
Edicolor, 1er fabricant de nuanciers en France, vous dévoile les coulisses d’un savoir-faire polymorphe.

 

1) – En amont de la fabrication des nuanciers

Chaque projet spécifique est développé en partenariat avec le client.
Tout part bien évidemment de la demande d’un client, avec la nécessité pour le fabricant de nuanciers de conjuguer le descriptif du besoin exprimé par le client et l’approche technique qui sera retenue.

 

2) – Deviser la fabrication des nuanciers : premier travail minutieux

Une fois le périmètre du projet bien cadré, les deviseuses auront à chiffrer l’un des 3 projets suivants :

 

  • Projet dépose de teintes :
Le procédé s’effectue par injection des teintes sur des cartes couleurs.
La teinte est contretypée à partir du standard du client et la peinture est injectée directement sur le support final.

 

  • Projet collage d’échantillons
La teinte est soit contretypée selon le standard du client, soit appliquée avec les produits du client : majoritairement des produits façades ou décoratifs avec différents rendus (effet pailleté, grainé, taloché, aspect nacré or …etc), avec un collage au final, sur le support carte.

 

  • Projet Liasse ou échantillonage

La teinte est contretypée à partir du standard du client et la peinture est couchée directement sur le support final, en pleine surface ou multibandes.
Les projets de liasse peuvent aller de 10 à plus de 1500 teintes.

 

3) La Production prend le relais avec les coloristes et les conductrices de machines

Le pôle graphique et le pôle colorimétrie vont ensuite oeuvrer parallèlement sans se croiser, sauf pour finaliser le dossier du client.
– Pour la partie graphique :
Le studio graphique travaille sur la carte de teintes à l’appui du fichier graphique du client.
l’objectif consiste à adapter le format au besoin du client, avec la création de l’outillage, en fonction du projet.
– Pour la partie colorimétrie / contretypage des teintes
Le laboratoire couleurs commence par reproduire les teintes fournies à l’identique.
Les teintes et les aspects de brillance, lus par spectrophotomètre sont contretypés, puis transmis aux machines à peser pour la production en quantité voulue.
La recette de l’exigence ? elle réside dans la formulation de la teinte et la détermination du mélange pigmentaire + la pesée de la teinte, + l’expertise finale des coloristes pour obtenir le meilleur contretypage … le plus proche de la réalité !

 

4) – Le contrôle Qualité finalise le procédé de fabrication des nuanciers

Selon les critères de tolérance établis au préalable et validés avec client, il y aura 1 ou 2 procédé(s) de Contrôle Qualité à mettre en oeuvre :

 

A- Un contrôle chiffré qui permet de mesurer la soumission/BAT  avec le système de contrôle qualité X-Rite, en ayant préalablement déterminé une tolérance sur les axes L*a*b* et une tolérance maximale en ∂ E.

 

B – Un contrôle visuel sous cabinet lumière avec l’illuminant D65, effectué par les coloristes.
En complément, une vigilence spécifique sur le métamérisme sera respectée.
L’enjeu du fabricant du nuancier c’est de réussir à réaliser le bon outil couleurs qui réponde aux attentes des clients :
(Fabricants de peinture et autres utilisateurs de la couleur, comme le secteur de la cosmétique et celui de l’automobile)
en termes de communication et d’exigence sur la reproduction de la couleur.
Pour en savoir plus :
Lire l’interview de Luc Marchais, expert du nuancier chez Edicolor (P20 – Publication Reflets et Nuances – oct. 2015)
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